C’était un soir de trop, un soir à patauger dans la pseudo-mélasse de communication du célèbre réseau social.
Un soir où une fois de plus, on m’invitait à participer à je ne sais quel jeu. Un soir où je me retrouvais encore face à la jalousie et la frustration d’un médiocre, et dont le passe-temps consistait visiblement à cumuler les « amis » comme on dévore des cacahuètes et accessoirement à tenter de redorer son blason en essayant, courageusement planqué derrière son écran, de ternir celui des autres, en l’occurrence, là, il s’agissait du mien. Bref le soir de trop, où d’un coup, je me suis rendu à l’évidence : mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi m’infliger un truc pareil ? Aberrant de constater par moment comment on peut s’annihiler soi-même, sans l’aide de personne et se rendre dépendant d’un machin qui ne nous sert strictement à rien d’autre qu’à perdre notre temps. Parce qu’au bout du compte, si je fais le bilan, facebook m’a apporté quoi ? Rien, nada, Queue-de-chie ! Mais j’y restais. Comme un zombie, les yeux vitreux, scotché sur l’écran, la bave dégoulinant du menton, à poster une fois tous les 36 du mois, une connerie, à en « liker » d’autres. Une nouvelle forme d’esclavage… avec mon total consentement. Et bien voilà il m’aura fallu ce soir de trop et TER-MI-NÉ. Hop désactivation du compte et d’un coup, ouf, je me suis senti plus léger, regrettant simplement de n’avoir pas fait ça… beaucoup plus tôt. Retour à la réalité. Décidément les relations virtuelles, c’est vraiment pas mon truc. Définitivement.