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À propos de moi…

portrait-pat-IanMusicien depuis plus de vingt ans ayant notamment composé pour plusieurs courts-métrages et spectacles de danse, passionné de cinéma, graphiste depuis 1997 et également aujourd’hui photographe professionnel, je navigue déjà depuis un moment dans le milieu artistique et plus particulièrement celui de l’image, lorsque je me met à la photographie en 2005. Autodidacte, je me jette avec passion dans son apprentissage, tout en dévorant les oeuvres de grands maîtres : Jean-Loup Sieff, Michaël Kenna, Ralph Gibson, Mimmo Jodice, Josef Koudelka, Bill Schwab, Josef Hoflehner, André Kertesz…et bien d’autres.

Dans la lignée de mes influences, ma sensibilité artistique me pousse d’emblée vers un travail noir et blanc, sombre et contrasté, que je poursuis aujourd’hui au travers de plusieurs séries. Laissant mon inspiration me guider lors des prises de vues, au gré des chemins, c’est lors de la phase de développement que se construisent les séries comme des puzzles, où chaque pièce prend sens au regard des autres.

Un instant fugace
Prendre une photo… instant magique, fugace, 1/10ème de secondes pour mettre en jeu tout un univers peuplé de rêves, de fantasmes, de doutes, de frustrations, de douleurs et de plaisir… une sorte de feu d’artifice en somme. Un laps de temps, une parenthèse, un souffle libérateur, une étincelle de plaisir ? Que se passe-t-il vraiment durant cet éclair, si l’on considère que le plus important de la photo n’est pas ce qui se passe pendant, mais bien plutôt avant et après ? Le déclenchement n’est que le moment décisif d’une réflexion qui peut parfois durer depuis plusieurs jours, voire même plusieurs mois ou années.

Il y a le moment où l’idée jaillit ; cette étincelle qui d’un coup sans prévenir est venu éclairer un bref instant de vie. En photo finalement, il y a deux moments décisifs et fugaces : le déclencheur et le déclenchement. Les espaces intermédiaires, plus ou moins longs, sont ceux de la gestation, du devenir, du travail parfois laborieux pour arriver au point d’une réalisation finale qui alors, pour son auteur, a perdu de son sens initial, car finir une création, c’est déjà partir sur une autre.